Baronnie de Thélème
« Dokori » ce n’était pas vraiment son nom. Elle n’en avait jamais eu. « Enfant maudit » voilà ce que signifiait « Dokori » en vieille langue orc. De sang-mêlé, maudite dès la naissance. Les chamans du clan avaient vu sur elle la marque des dieux. Elle fût élevée à l’écart du reste du village puis, lorsque les augures l’eurent décidé, envoyée vivre en ermite sur les hauts plateaux des montagnes Napsune pour vivre en communion avec les esprits de leurs ancêtres.
Les années passèrent et là-bas Dokori vécut une vie de recueillement dans l’espoir de trouver un sens à sa vie. Car bien qu’élue des dieux, ceux-ci ne daignèrent jamais s’adresser à elle.
Jusqu’au jour où, pour la première fois, Dokori entendit le murmure du vent. Ce vent n’avait pourtant rien de particulier pour quiconque aurait été là. Il n’y a ni commencement ni fin dans les spirales des vents parcourant les cols sinueux des montagnes. Mais tandis qu’elle ignorait qu’elle n’entendrait plus jamais d’autres voix que celles-ci, ces murmures furent pour elle un commencement.
Dokori est de nature curieuse et n’a pas peur de s’aventurer vers l’inconnu. Contrairement à ce que son physique imposant pourrait laisser supposer, elle est très ouverte envers les étrangers mais préfère les espaces naturels aux grandes villes peuplées.
De par sa surdité, elle cherche de préférence les groupes restreints pour pouvoir suivre l’ensemble des conversations. En effet, sa capacité à lire sur les lèvres ne lui permet d’être à l’aise qu’avec un nombre d’interlocuteurs réduit.
Dokori reste très attachée aux croyances de son peuple et au respect des anciennes traditions. Elle n’hésite pas à prendre les armes et à faire preuve de violence lorsque son honneur ou ses principes sont mis en jeu.
Dokori est au diapason de ses origines de demi-orque : une silhouette imposante et musclée au teint vert ainsi que des yeux de couleur jaune brillant dans la nuit noire. Sa vue inspire généralement plus la crainte que l’empathie.
Au niveau vestimentaire, elle personnalise souvent sa tenue pour y incorporer des éléments d’animaux : plumes, peaux et os. Elle recouvre généralement les parties visibles de sa peau de peintures aux motifs tribaux.
Même s’il peut lui arriver de détonner au milieu d’autres ethnies, elle se fiche des commentaires et moqueries que son apparence peut susciter.